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Rattrapage de rentrée : les faits saillants de l’été sur le public québécois

 

Jeudi 4 septembre 2025 - Pour entamer la rentrée du bon pied, on vous a préparé une mise à jour sur le public québécois. Retrouvez une revue de presse des derniers articles sur le sujet, une synthèse des derniers chiffres officiels et des ressources pour aller plus loin. Bonne lecture !

Entendu et vu dans les médias

Catherine Lalonde l’affirme en mai dans Le Devoir, le mythe du spectateur perdu pendant la pandémie perdure, alors même que d’après les chiffres, «le public est de retour en salle». En réalité, la journaliste souligne que cela dépend beaucoup du type de salle et que «tous les arts ne sont pas égaux dans ce retour aux shows».

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Une idée qui se confirme dans un autre article publié en juillet, dans lequel la même journaliste dévoile comment «le nombre de spectacles et de spectateurs est en hausse au Québec» même si certaines salles continuent d’avoir des difficultés puisque seulement 15 diffuseurs se partagent 75% des revenus de billetterie (contre 30 diffuseurs en 2018 ).

En juin, pour clôre sa série Scène sans sous, la même journaliste se rend à Trois-Rivières, à Rimouski et à Saguenay, là où les théâtres du coin jouent le rôle de «pôle culturel régional» où le public est au rendez-vous.

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Dans La Presse début juillet, Mario Girard se demande si le public québécois veut encore «se voir sur scène». Il souligne que si la fréquentation des salles a augmenté entre 2004 et 2023, «la part de marché qu’occupent les spectacles québécois sur nos propres scènes est préoccupante. 

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Début août, toujours dans La Presse, Mario Girard partage sa nostalgie du «bon vieux billet en carton». En partant de son expérience, il met en lumière les difficultés auxquelles sont confrontés les spectateurs qui tentent d’acheter des billets en ligne: création de compte obligatoire, mot de passe irrécupérable, code d’authentification jamais reçu ou billet introuvable. Un véritable parcours du combattant qui s’explique notamment par les mesures mises en place pour lutter contre la revente de billets. 

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Quelques jours plus tard, le même journaliste fait le point sur les pratiques culturelles des jeunes avec les derniers chiffres de l’Enquête québécoise sur les loisirs culturels et le divertissement de l’Observatoire de la Culture et des Communications. Son constat est amer : «les jeunes de 15 à 29 ans ne sont guère intéressés par la télévision, le cinéma, la littérature et la musique fabriqués au Québec». Il précise que les jeunes ne sont pas seulement des consommateurs mais sont aussi des producteurs de culture. Et qu’il est nécessaire de le prendre en compte et de faire évoluer nos «vieux modèles» pour s’adresser à eux et ne pas les perdre comme public. Lire la chronique complète.

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À la mi-août, c’est Melissa Maya Falkenberg qui se demande dans Le Devoir pourquoi certaines de ses amies se trouvent «trop vieilles pour aller voir des shows». Un article à lire pour mieux comprendre certaines contraintes qui pèsent sur le public, mais aussi une belle déclaration d’amour à la musique, aux festivals et aux sorties culturelles en général. 

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Focus sur Montréal

Toujours en août, le journaliste Olivier Du Ruisseau pour Le Devoir met en lumière les Maisons de la culture de Montréal et leurs agents dans sa série Les métiers de l’ombre en culture. Au niveau local, chacun de ces agents s’implique au quotidien pour répondre aux attentes du public, pour «que les activités proposées reflètent au mieux les communautés qu’ils desservent».

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Quelques jours après, Catherine Lalonde analyse dans Le Devoir les résultats d’un sondage réalisé par la firme Léger pour le Conseil des arts de Montréal (CAM). Elle souligne que les Montréalais sont nombreux à assister à des événements artistiques et d’autant plus lorsque celles-ci sont gratuites (53 % assistent à des événements artistiques au moins une fois tous les quatre mois quand il s’agit d’événements gratuits). Pourtant «une partie des Montréalais trouvent que ce qui leur est offert reflète moins bien leur identité ou leurs attentes qu’auparavant.»

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Les derniers chiffres officiels sur les publics

La dernière Enquête québécoise sur les loisirs culturels et le divertissement de l’Observatoire de la Culture et des Communications a été publiée début août.  Réalisée auprès de plus de 16 000 personnes en 2024, cette enquête met en exergue différentes pratiques culturelles selon le secteur.

 

Ce qu'il faut en retenir sur les arts de la scène

En 2024, près de 57 % de la population assiste à un spectacle professionnel, tandis que 33 % assiste à un spectacle amateur et 45 %, à un événement dans le cadre d’un festival ou d’une fête publique.

Qui fréquente les spectacles ?

Les femmes sont, en proportion, plus nombreuses que les hommes à assister à un spectacle professionnel ou à un événement dans le cadre d’un festival ou d’une fête publique.

On observe aussi que plus le diplôme obtenu est d’un niveau élevé, plus la proportion de personnes qui assistent aux spectacles professionnels est grande.

Les personnes vivant dans un ménage à revenu élevé sont plus susceptibles d’assister à des spectacles professionnels que celles vivant dans un ménage à faible revenu.

Les personnes nées au Québec sont plus nombreuses en proportion que celles nées à l’extérieur du Québec à assister à des spectacles professionnels.

Quelle répartition selon les disciplines ?

Parmi les 57 % de la population assistant à des spectacles professionnels, près du tiers des personnes assistent plusieurs fois dans l’année à un spectacle musical, 16 %, à un spectacle d’humour et 7 %, à une pièce de théâtre.

En quelles langues ?

Parmi les personnes assistant à des spectacles professionnels, 63 % participent à des spectacles surtout en français, 25 %, autant en français qu’en anglais et 11 %, surtout en anglais.

Les spectacles en français sont bien populaires : la moitié des 15-29 ans participent surtout à des spectacles en français, une proportion qui est plus élevée encore chez les 75 ans et plus (85 %).

D’où viennent les artistes des spectacles professionnels ?

Parmi les personnes assistant à des spectacles professionnels, 52 % déclarent avoir vu surtout des spectacles d’artistes du Québec, 32 %, des spectacles autant d’artistes du Québec que d’artistes de l’extérieur du Québec et 17 %, surtout des spectacles d’artistes qui ne viennent pas du Québec.

À noter que les personnes de 15 à 29 ans et celles de 30 à 44 ans sont moins nombreuses en proportion que les personnes plus âgées à assister surtout à des spectacles d’artistes québécois et québécoises.


Ce qu'il faut en retenir sur les lieux et les événements culturels

Qui visite des lieux et des événements culturels ?

La proportion de Québécois et de Québécoises qui visitent au moins une fois dans l’année un lieu ou un événement culturel dépend du type de lieux:

  • 62 % visitent une librairie,
  • 51 % visitent un musée, un centre d’exposition ou une exposition,
  • 49 % visitent une bibliothèque publique, scolaire ou municipale.

Quelles raisons poussent à visiter des lieux et des événements culturels ?

Parmi les personnes qui ne fréquentent pas de lieux et d’événements culturels, 60 % ne le font pas parce qu’elles ont peu ou n’ont pas d’intérêt pour les musées, les expositions ou les lieux d’interprétation; 48 % ont perdu l’habitude d’y aller; et 39 % jugent que les expositions sont inintéressantes.

Pour aller plus loin

Découvrez les billets de blogue écrits par les étudiants de HEC Montréal dans le cadre de leur cours de 2e cycle Marketing des organismes culturels.

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